Un petit bout de mon passé équestre

Bonjour à tous,

Je reviens aujourd’hui pour un petit article émotion.. D’humeur nostalgique ces derniers temps. Cela fait déjà 2 ans, que j’ai vendu mon poney, début Décembre 2014, sortait de ma vie ma plus belle rencontre équine jusqu’à maintenant.

Alors oui, nous n’enchainions pas les concours tous les Dimanches, on ne faisait pas d’équitation éthologique et il s’en foutait clairement de me suivre au petit trot ou de tourner autour de moi. Beaucoup de choses rendaient ce petit poy unique, notamment la confiance que j’avais en lui, il me permettait de m’évader, m’a aidé à traverser les moments les plus difficiles de ma vie notamment, et nous avions confiance l’un en l’autre. On a partagé mes plus beaux moments, et il m’a appris à me dépasser,  car avec lui ça en valait vraiment la peine.

C’est une histoire qui a été vécue par « procuration », car j’ai toujours souhaité avoir mon poney, mais mon beau père et ma mère n’ont jamais cédé à mes demandes, ce qui a fait que j’ai laissé tomber à force.
Mais l’année de mes 14 ans, mon père m’a annoncé qu’il allait m’offrir mon cheval, et après deux ans de recherches, de pauses, de déceptions, j’ai fini par me lancer dans de vraies recherches, jusqu’au fameux coup de coeur. Bally Boy, connemara de 6 ans à peine, tout droit venu d’Irlande. Nous nous sommes rencontrés dans ce centre équestre en Bretagne, où je montais pendant les vacances scolaires. Il était vêtu de son poil d’hiver, il avait une bouille à croquer, et même sans encore avoir eu de contact avec, je savais déjà.

J’ai finis par l’essayer, un jour avant de rentrer chez moi en région parisienne. Il n’avait que les bases, et sur le parcours de saut que nous avons enchaîné, j’étais pétrifiée de sauter avec un cheval que je ne connaissais pas (surtout que ça faisait 2 ans que je n’avais pas pratiqué).  Il n’avait aucun style, mais avait cette générosité de franchir les obstacles malgré l’absence de la cavalière au dessus.
J’ai pu le tester en ballade, et c’était une vraie assurance vie, du haut de son jeune âge. J’étais conquise, c’était lui et aucun autre.

Comme prévu, le lendemain je rentrais sur Paris, pleine de joie de le retrouver aux vacances suivantes pour la période d’essai et la visite vétérinaire, qu’il a passé sans soucis ainsi que la signature des papiers. Il est finalement arrivé dans mes écuries à la fin des vacances d’Avril, et notre histoire commençait pour de bon.

Comme il était vert dans le travail, les séances étaient le plus souvent décourageantes, et j’avais la plupart du temps envie de baisser les bras. Heureusement, mes coachs étaient compétents, et merveilleux. Il nous ont emmenés au plus loin possible, et grâce à eux j’ai commencé à vraiment m’éclater avec mon poney.

Nous sommes retournés ensembles à la mer, là où je l’ai acheté. Ce furent de sublimes moments, à aller se baigner, faire la course avec les copains sur la plage, continuer de travailler ensembles, passer nos journées ensembles. Mon poney n’avait jamais autant eu le moral, et n’avait jamais été aussi beau que cette première année.

Pendant ce temps, mon père refroidissait de plus en plus vis à vis de ce cheval. Même s’il ne l’admettra jamais, et cette histoire nous a éloignés. Financièrement il avait été prévenu des coûts et des responsabilités qu’un cheval engageait, surtout en région parisienne. Moi, j’étais étudiante, et bien que j’ai eu une DP la première année, la suivante je n’ai retrouvé personne.
Le temps passait, et comme convenu, j’ai trouvé un petit boulot pour participer aux frais. Mais ça n’a pas suffit. Au moment ou je me questionnais sur le mode de vie de mon poney, voulant le passer en pension pré à 100%, mon père m’annonce au téléphone qu’il ne paiera plus les frais liés à mon Bally.

Comment vous dire ce que j’ai ressenti à ce moment. Un coup de massue. Les larmes. La panique. Et encore les larmes. Une vraie déception.

Le temps que je trouve du travail, mon beau père et ma mère m’ont aidée financièrement, et j’aidais aux écuries. J’ai finis par arrêter mes études post-bac (l’équivalent de ma première année d’études sup). J’ai trouvé un boulot et j’ai travaillé, pour assumer mon petit poney. J’ai continué à progresser avec durant cette année. J’ai préparé mon retour aux études, et cette fois ci, nous déménagions en Bretagne dès Juillet, pour passer des vacances à la mer et nous installer en vue de la rentrée de Septembre.

Les vacances passent, Septembre arrive. Je reprends les cours, me suis aussi inscrite à l’auto école pour passer le permis. Mon poney a été mis en pension pré dans des écuries près de chez mes grands parents chez qui je vis pour cette année scolaire. L’automne arrive, et il est dans un pré bien trop petit sans abris, me faisant déjà craindre l’hiver. Je n’avais pas le temps de travailler à côté avec tout ce que je faisais. Je ne pouvais pas offrir la vie que je voulais à ce poney, qui a mes yeux méritait mieux.

J’ai pris la dure décision de m’en séparer. Au début je souhaitais le confier, et honnêtement ça aurait été la meilleure décision quand je vois à quel point il me manque aujourd’hui, mais j’avais tellement peur de le voir être exploité, et d’être impuissante, que j’ai préféré le céder à une gentille famille lorsque l’occasion s’est présentée…

Aujourd’hui, il vit chez une dame qui a ses propres installations chez elle, avec deux autres poneys. Il me manque terriblement, comme tous mes proches le savant. C’est comme un traumatisme que j’ai vécu, et j’ai vraiment du mal à m’en remettre.car à la base je ne suis pas quelqu’un qui baisse les bras aussi facilement. Mon seul soulagement c’est de le savoir dans un super endroit avec des gens qui l’aiment.

Aujourd’hui, je me raccroche à ma petite pouliche, même si j’ai peur de l’avenir. Je me demande toujours si on sera complices, je ne peux m’empêcher d’espérer, et par conséquent j’ai peur d’être déçue. Est ce que ça sera mieux qu’avec Bally, ou est ce qu’on ne s’entendra pas du tout ? L’incertitude un peu.

J’ai envie de ne compter que sur moi même et être la seule responsable de ma prochaine aventure équestre. De m’épanouir avec cette pouliche, et de ressentir à nouveau ce même bonheur que je ressentais en allant m’occuper de mon ancien poney.

Voilà, maintenant vous savez tout, et ça fait du bien d’en discuter.

A bientôt,

Danaë

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